Une partie des jeunes générations politisées tend aujourd’hui à reléguer l’antisémitisme hors du champ des discriminations structurelles et du racisme. À partir des propos de la journaliste britannique Myriam François, on peut comprendre comment cette grille de lecture, issue des approches intersectionnelles et postcoloniales, méconnaît la spécificité historique de l’antisémitisme et peut, paradoxalement, en réactiver certains préjugés classiques.