Le 27 janvier 2027, nous nous réunirons à l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah, à la date anniversaire de la découverte du camp d’Auschwitz-Birkenau.
Cette année, nous avons choisi de regarder la mémoire de la Shoah à travers l’art. Car lorsque les témoins disparaissent, leurs paroles ne sont pas les seules à pouvoir leur survivre. Une peinture, un poème, une mélodie, un film peuvent eux aussi porter une présence, transmettre une histoire et faire entendre ce qui ne peut plus être raconté par ceux qui l’ont vécu. L’art a accompagné les victimes, les survivants et leurs descendants dans tous les moments du cheminement de cette mémoire : créer pour résister, pour préserver son identité, pour laisser une trace. Il est devenu, après la Shoah, un espace où raconter les absents et exprimer l’indicible. Aujourd’hui encore, il permet aux générations suivantes de recevoir cet héritage, de le questionner et de lui donner de nouvelles formes.
Au fil de cette soirée, nous traverserons plusieurs de ces expressions artistiques : la peinture d’Arie Mandelbaum, la poésie de ceux qui furent assassinés, la musique comme espace de continuité et de transmission, ou encore le cinéma réalisé par les descendants de survivants. Des regards et des langages différents, manières de faire vivre cette mémoire qui ne nous appartient pas seulement comme héritage du passé, mais comme responsabilité envers l’avenir. Car ces œuvres sont encore une manière pour les voix disparues de continuer à nous atteindre.

La Rampe – Arié Mendelbaum Collection Musée Juif de Belgique, © Giuliano Oliveri & Justin MacKenzie Peers






