Le Parlement régional bruxellois vient tout récemment de condamner violemment Israël. Non sans courage. On le sait, les Israéliens sont puissants : ils contrôlent les banques, les médias et le monde politique. Sans parler de leur État : un empire de la taille de la Bretagne française.
Le Soudan, le Yémen, la Turquie et même la Russie et la Chine tremblent déjà à l’idée qu’ils pourraient être les prochaines cibles de nos courageux députés bruxellois.
Un juge de Gand a estimé, dans sa grande sagesse, qu’un appel au meurtre, même exprimé dans un hebdomadaire grand public, ne constituait pas un délit. À sa décharge, il est vrai qu’il n’était question que de planter un couteau dans la gorge d’un Juif. Pour tous ceux qui auraient omis ce détail capital !
C’est donc en toute bonne foi que le parquet du Tribunal de Gand, qui représente les intérêts de l’État belge, avait requis l’acquittement. Sans risque de salissure. Les parquets du plat pays sont blanchis depuis bien longtemps du sang des Juifs versé durant la Shoah.
UNIA a finalement décidé de ne pas se constituer partie civile contre Brusselmans. Assurément : « Ceci n’est pas un centre de lutte contre le racisme. » UNIA, c’est l’exemple même du surréalisme à la belge, tout à la fois décalé et résolument saint-sulpicien.
À propos, la Fondation Magritte a décidé de se retirer des Magritte du Cinéma. J’entends d’ici les cris d’orfraie de nos culturels. Le boycott est un scandale, sauf lorsqu’il s’agit d’Israël. Évidemment.
Un membre de notre communauté a comparé l’affaire Brusselmans à l’affaire Dreyfus. Certes, mais contrairement à Dreyfus, Brusselmans a été acquitté ! Ou bien serait-ce Netanyahou qui endosserait l’habit de Dreyfus ? Mais alors Dreyfus aurait-il été « un rien » coupable ?
Précisément, pour justifier la mise au pas du système judiciaire israélien, notre brave Bibi s’est posé en victime de l’État profond israélien. Il est vrai que, sur les seize dernières années, il n’a été Premier ministre que quatorze ans. Ce deep state gauchiste est d’une rare efficacité.
D’aucuns prétendent qu’Itamar Ben Gvir serait fasciste ! Des antisémites, assurément. Il n’est que suprémaciste, raciste et d’extrême droite. Luttons contre la désinformation.
La KU Leuven a organisé tout récemment une conférence internationale sur la colonialité. Elle y accueille notamment Rita Segato, une professeure argentino-brésilienne. Notre féministe choisit de ne pas parler des violences féminicides en Amazonie, mais de la Palestine. À l’en croire, en effet, la Shoah ne serait « rien en comparaison avec le génocide à Gaza, puisque, dans le cas de la Shoah, les nazis avaient quand même une certaine pudeur, une honte, et ils voulaient cacher leurs crimes, tandis que les Israéliens mettent en scène leurs crimes. » Mes collègues de la KUL n’ont pas bronché. Trop heureux, sans doute ?
Un très éminent professeur d’histoire de l’ULB a expliqué à ses étudiants qui n’en demandaient pas tant que les émeutes antisémites d’Amsterdam étaient de la responsabilité de réservistes de l’armée génocidaire israélienne. Ne vous offusquez pas. C’était certainement dans le cadre d’une émission de caméra cachée. Ce gars est trop brillant.
M. Raz Segal, cet historien israélien que notre gars trop brillant accueillit avec tous les honneurs, est sans doute le plus grand spécialiste des génocides de sa génération. Tenez-vous bien : Raz avait dénoncé dans les quatre jours qui suivirent le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah, le génocide de… Gaza. Notre homme doit certainement jouer au lotto mais pourquoi diable n’est-il pas millionnaire ?
Faut-il s’inquiéter d’un retour aux années 30 ? Pas vraiment, car nous sommes déjà à l’aube des années quarante avec cette resucée du pacte germano-soviétique d’août 1939 qui s’annonce entre Trump et Poutine. Cette Ukraine que l’on s’apprête à sacrifier a failli nous pousser à la guerre !
Doit-on craindre précisément un retour à la guerre à l’heure où, de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, les appels à la paix se multiplient ? Non, car pour
reprendre la formule de l’historien romain Tacite, on file droit sur une paix des cimetières, d’abord ukrainiens, puis baltes, et enfin… On va manquer de chrysanthèmes, c’est sûr.
Le communiste Raoul Hedebouw, leader maximo du PTB, est lui aussi un pacifiste impénitent. Bravo ! Rien n’est pire que la guerre. Je l’entends déjà célébrer la conquête militaire de Taïwan par la glorieuse armée rouge.
Trump a décidé de supprimer le ministère de l’Éducation nationale aux États-Unis. On pensait qu’il travaillait exclusivement pour les intérêts russes. Il semble aussi travailler pour les Chinois.
Schaerbeek, mon ancienne commune, aura bientôt un bourgmestre belgo-turc. Les Arméniens n’ont qu’à bien se tenir avec leur histoire de génocide. Il y a des vérités que l’on doit taire et ce, à l’exemple des massacres des Tutsi congolais. Pourquoi ? Pour assurer la paix dans les quartiers, pardi !
L’antisémitisme est en régression, contrairement à l’islamophobie. La preuve ? L’an dernier, en France, on comptait dix fois plus d’actes racistes contre les Juifs que contre les musulmans qui sont pourtant dix fois plus nombreux. Une preuve supplémentaire ? Les faits antisémites n’ont augmenté que de 250 % en Belgique en 2023. On peut se rassurer, les canaris ne sont pas près de mourir dans les mines.
Un tag à Bruxelles nous dit que Jésus était Palestinien. La preuve ? Il était Juif et parlait hébreu. Raoul Hedebouw est bien Chinois et pourtant, il n’est pas né en Chine, ne parle pas chinois et n’est pas bouddhiste.
Tous les antisémites ne sont pas des porcs, il y a parmi eux des gens bons.