Les partis changent, les alliances se recomposent, mais les Israéliens restent fidèles à leurs traditions politiques. Des villes du Néguev aux kibboutzim de la frontière libanaise, les élections du 27 octobre dessinent une carte électorale étonnamment familière, malgré les années de guerre et de crises. Derrière ces fidélités se cachent des décennies de divisions sociales, d'héritages familiaux et d'identités politiques profondément enracinées. De quoi expliquer pourquoi Benjamin Netanyahou peut perdre aujourd’hui sa majorité sans perdre ses bastions.