Le 14 avril, à l’occasion de Yom HaShoah, Henri Kichka aurait eu 100 ans. Pour rendre hommage à ce passeur de mémoire hors du commun, la commune de Forest, en association avec la famille Kichka, l’Ambassade d’Allemagne et la Fondation Auschwitz, a organisé une cérémonie commémorative.
Celle-ci s’est tenue à l’Hôtel communal, en présence du Collège des bourgmestre et échevins, de l’Ambassadeur d’Allemagne à Bruxelles, S.E. Martin Kotthaus, de Valérie Glatigny, ministre de l’Enseignement, de Frédéric Crahay, directeur de la Fondation Auschwitz, des élèves de 5e secondaire de l’école Ganenou, ainsi que d’Irène Kichka et de son fils Samy.
Henri Kichka demeure une figure emblématique de la transmission de la mémoire de la Shoah en Belgique. Installé durant de nombreuses années à Forest, il fut arrêté avec sa famille à Saint-Gilles lors de la rafle du 3 septembre 1942, avant d’être déporté à Auschwitz. En janvier 1945, il fut contraint de participer à la « marche de la mort » jusqu’à Buchenwald, où il sera finalement libéré. Il fut le seul survivant de sa famille.
Après de longues années de silence, Henri Kichka choisit, au début des années 1980, de témoigner auprès des jeunes générations. Il intervient dans les écoles et accompagne de nombreux voyages de mémoire à Auschwitz, faisant de son parcours un puissant message de transmission et de vigilance.
Henri Kichka s’est éteint le 25 avril 2020, emporté par le Covid-19. Son engagement, sa parole et son humanité continuent aujourd’hui encore d’inspirer le travail de mémoire en Belgique et bien au-delà.






