Des masques et des costumes qui brouillent les identités. Des crécelles qui couvrent le nom d’Haman. À Pourim, notre joie déborde, elle s’exagère et elle se met en scène. Pourtant, derrière le tumulte et la légèreté apparente des participants, le récit que nous relisons est d’une gravité saisissante : c’est l’histoire vieille comme le monde d’un peuple désigné, isolé, montré du doigt et accusé d’être « de trop ».