Il y avait déjà ce gouvernement fasciste avec un ministre raciste, nationaliste à outrance, méprisant et méprisable. Il corrompt la police en privilégiant la fidélité au détriment des qualités et du mérite et protège ces fous de dieu qui n’hésitent pas à terroriser, brûler et tuer au point qu’on ne sait plus si on est en Cisjordanie ou dans un Far-West aux mains du Ku Klux Klan. Sans oublier un autre ministre tout aussi indéfendable que le premier qui abreuve de deniers publics les finances des fanatiques ultrareligieux apprentis de l’ignorance. Je désigne ainsi ces rabbins qui menacent de quitter Israël si on leur coupe les subsides, mais qui refusent furieusement que leurs « étudiants » intègrent l’armée pour défendre le pays.
Il y avait un Premier ministre roi de la combine, entré en guerre pour de bonnes raisons mais décidé à la prolonger aussi longtemps que possible afin d’essayer d’échapper à la justice. Cette justice a tergiversé trop longtemps pour ne pas devoir arriver à une conclusion. Ce Premier ministre a conduit sciemment son pays à la plus grave fracture de sa jeune existence, et à sa plus grave défaite mais refuse de reconnaître sa responsabilité écrasante, au point qu’aucun miroir ne devrait souhaiter refléter son image. Il a enchainé son avenir aux deux voyous ci-dessus. Il essaye de bâillonner la justice, la presse, tout qui puisse encore avoir un regard critique ou opposé au sien. Il veut mettre à sa botte le renseignement, l’armée, la radio, et n’hésite pas à écarter toute personne non pas qui s’oppose à lui, mais qui ne lui jure obéissance.
Il y avait ces gens ayant commis des crimes abjects, des tortures et violations mais qui étaient « du bon côté » et qui ont été disculpés. Non sans avoir été, avant de l’être, l’objet d’une tentative de libération sauvage par leurs partisans et acolytes. Il y avait ces policiers protégeant les assaillants juifs et non les assaillis palestiniens, ces soldats impassibles devant des violences commises par « les nôtres » contre « eux », eux qui ont eu la malchance de naître au mauvais moment et au mauvais endroit.
« Mollahrchie » israélienne
Mais il y a pire, il y a ce qui me révolte, même si je n’y suis ni soumis ni confronté. Il y a la « mollahtisation » d’Israël. Car ce pays dont je soutiens qu’il a autant le droit d’exister que n’importe quel autre pays sur cette terre (tout autant que ce pays de Palestine qui n’existe pas encore et qui aurait dû voir le jour en 1948), ce pays ressemble de plus en plus à la « mollahrchie » iranienne. Quelle différence entre les guides, suprêmes ou non, de l’Iran et ces rabbins qui affirment sans la moindre honte qu’ils parlent (eux aussi) au nom de Dieu ? Ces rabbins à qui le gouvernement entend confier l’entièreté de la vie civile et les affaires religieuses prétendent régenter non seulement qui peut se marier avec qui, mais aussi qui peut s’appeler juif. Et ils entendent maintenir la femme dans sa position « naturellement » inférieure et au service de l’homme.
Quatre membres d’une unité de la police viennent d’être arrêtés parce qu’ils ont fait un barbecue un samedi en portant gravement atteinte à la religion et au judaïsme. Par ailleurs, trois femmes ayant terminé leur période de service à l’armée ont été emmenées en cour martiale parce que leur vêtements, civils, étaient jugés (par qui je me demande) trop osés.
Et je me dis, qu’est-ce que j’ai à voir avec ce pays dont je défends l’existence ? Est-ce que je défends l’existence du Pakistan, ou de l’Afghanistan ? Car tout ce que je viens d’évoquer fait d’Israël un émule en puissance de l’Iran et consorts. Je n’oublie pas le reste. Ces Israéliens qui défilent contre ce gouvernement et ses dérives. Mais ces dérives ressemblent de moins en moins à de simples dérapages, et de plus en plus à une politique officielle, voire à une culture. Ce qui m’horripile.






