Francesca Albanese serait-elle un agent israélien ? On pourrait le croire, tant elle gêne l’ONU et auto-discrédite sa mission de Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens. Deux rapports de sa main (juillet et octobre 2025) défendent la thèse d’une économie d’apartheid et de génocide à Gaza, menée par Israël et alimentée par ses complices occidento-capitalisto-pédo-satanistes. Elle avance bardée de la légitimité que confère son badge onusien, avant de torpiller sa crédibilité d’un désarmant « Perdono que j’ai confondu millions et milliards, je ne suis pas très douée avec les chiffres » (ULB, 19 novembre 2025).
À la manière d’une comédie romantique aux ressorts fins comme le rire de Michel Boujenah, le feuilleton « Amour, gloire et kalach » entre le Hamas et la Rapporteuse révèle désormais la réciprocité de leur idylle. Un rebondissement si décrédibilisant —pour ce que le Général de Gaulle appelait « le machin ô combien inutile et même dangereux » — que même son secrétaire général, António Guterres, semble faire le gros dos.
La juriste a fait chavirer les cœurs en déclarant récemment : « Le Hamas est une force politique qui a remporté les élections de 2005… Il a construit une grande partie des services publics de Gaza, dont des écoles et des hôpitaux… Vous ne devriez pas nécessairement penser à des égorgeurs armés jusqu’aux dents. » Le Hamas comme autorité de fait, gestionnaire d’infrastructures de santé publique et éducatives : la fresque est touchante.
Dans la foulée de cette déferlante alanguie —version sans musique de Comme un ouragan— la Rapporteuse a désigné Israël comme « ennemi commun de l’humanité », s’attirant les foudres de Berlin et Paris, qui réclament sa démission. Soutiens empressés de quelques people en mal d’attention, communiqué des terroristes palestiniens en mode « pas-touche-à-ma-Frankie », dénonçant l’« hypocrisie politique » des capitales occidentales. Quand on sait ce que le Hamas inflige à sa population depuis vingt ans, sans parler des 1.200 victimes et des 251 otages du 7 octobre, on serait tenté de lui conseiller de lever le pied sur le Captagon.
En tout cas, grazie Signora Albanese. Merci de rappeler les stages de poterie et de macramé, les ateliers de pleine conscience et l’amour du prochain que prônent ces bienfaiteurs injustement traînés dans la boue. Nous, pauvres démocrates, voyons le mal partout. Quelle indécence de reprendre votre citation en remplaçant « le Hamas » par « les nazis », « les écoles » par « les autoroutes », ou « les hôpitaux » par « la solution au chômage » pour éclairer la nature de vos amis ! C’est mal, très mal.
Un conseil : avant de venir chercher votre doctorat Honoris Causa remis par trois universités flamandes en avril prochain, travaillez mieux vos discours. On finirait par croire que vous jouez secrètement pour notre équipe.






