Très souvent, la Shoah est évoquée à travers des chiffres : six millions de Juifs assassinés. Si le chiffrage est nécessaire pour mesurer l’ampleur des crimes nazis, il peut aussi paradoxalement éloigner de la réalité humaine de celui-ci. Les survivants eux-mêmes ont souvent œuvrés à redonner des visages, des noms, des trajectoires aux membres disparus de leur familles et communautés, à ce que les statistiques ne peuvent raconter seules. Leurs archives personnelles constituent des ressources précieuses pour appréhender le crime. Témoignage de Viviane Lipszstadt, fille de Marie Pinhas qui survécu à la déportation






