Passer les doubles portes de notre structure n’est peut-être pas le moment le plus accueillant de votre journée. Il n’est pas, non plus, le reflet de ce qu’il se passe derrière. Pour remédier à cela, l’équipe du CCLJ a lancé un appel à candidatures, en août 2025, remporté par l’illustratrice Zsofi Lang.
Tel un bonjour adressé à chaque personne passant nos gigantesques portes d’entrée, la fresque s’étendra dès fin août sur le mur du sas du CCLJ. Zsofi souhaite que son travail « apporte de la joie » à ceux et celles qui entrent ici, régulièrement ou non. « C’est ce que moi j’associe à ce lieu. J’ai la sensation que c’est un objectif important pour les gens ici. Je voulais aussi faire ressortir la notion de communauté. On est une communauté avec des liens invisibles ou visibles. »
L’illustratrice n’a pas seulement été choisie pour ses traits naïfs et ses couleurs vibrantes, elle pose un regard sur notre structure qui se ressent dans sa proposition. « La continuité est aussi importante pour moi. Nous ne sommes pas seulement ici et maintenant. Le CCLJ est là depuis des dizaines d’années. On vit notre judaïsme dans ce lieu. Ma famille est aussi dans cette continuité : mon mari était à la JJL, aujourd’hui nos enfants y sont. »
Cette fresque, Zsofi l’a voulue collaborative. Une méthode de travail qu’elle chérit depuis ses débuts d’illustratrice en 2012. Elle a d’abord soumis un croquis sur la base de l’appel à candidatures, puis elle a rencontré un groupe d’enfants de la Maison de la Jeunesse Laïque Juive (MJLJ) et un groupe de permanents de la structure. « J’ai utilisé le Graphic Recording : on écoute, on fait des liens, on analyse. La discussion, c’est le matériel. » Elle précise : « le Graphic Recording est une des méthodes que j’utilise le plus dans ma pratique. Il s’agit de dessiner ce que j’entends et ce qui ressort de plus important. »
L’artiste se souvient « lorsque nous avons fait la réunion avec les permanents dans le Mazal Café, les gens étaient passionnés. Si vous êtes passionnés, je le suis aussi. Cela me permet de saisir ce qui est important. En fonction de ce que vous et les enfants m’avez dit et expliqué, j’ai fait évoluer les dessins de la fresque.»
Elle espère que son travail permettra aux visiteurs de dialoguer, d’échanger, de s’amuser aussi, mais surtout : « j’espère que mes filles seront fières de voir que j’ai contribué, à ma façon, au CCLJ. Avec cette fresque, je veux leur montrer que nous avons notre place, qu’il faut prendre cette place. Et qu’il est important de faire des choses pour notre communauté. »






