Dans L’Ère des impostures (Éditions Albin Michel), Astrid von Busekist, professeure de théorie politique à Sciences Po Paris, explore les contradictions de nos sociétés qui proclament la liberté de se définir tout en exigeant que certaines identités demeurent authentiques, héritées ou fondées sur une expérience réelle. À travers des exemples d’impostures raciales, culturelles ou victimaires, elle montre comment l’identité, dès lors qu’elle confère reconnaissance et autorité, se heurte à une limite irréductible : l’exigence de vérité.