La hallah de shabbat de l’école Beth Aviv

Michèle Baczynsky
En 2018, un vendredi matin, à l’école Beth-Aviv, à Bruxelles, deux institutrices maternelles, Efi Tsipirnopoulos et Belen Solis Pilar se sont retrouvées, sans hallah, le pain de Shabbat pour la cérémonie du Kabalat Shabbat pour la classe des Bambins. Un problème logistique.
Partagez cette publication >

Pour éviter ce type de désagrément dans le futur, elles se sont mises à préparer avec les enfants, des hallot (pluriel de hallah). Les bambins s’amusaient à faire des boudins avec la pâte. Efi et Belen les tressaient puis descendaient les enfourner dans la cuisine de l’école.

Pour parfaire leur pratique (elles ne font pas les choses à moitié), elles se sont inscrites en 2018, à la Mega Hallah Bake, un évènement festif autour de la préparation de la hallah, organisé par le mouvement religieux Habad (Loubavitch) à Bruxelles. De retour à l’école, elles se sont remises, avec l’aide de Stéphanie Leclerc, une autre institutrice, à préparer les hallot, cette fois, avec plus d’assurance, plus de savoir-faire pour le plus grand bonheur des bambins.

Un jour, des élèves de primaire ont senti une agréable odeur de cuisson envahir leur classe. « Ça sent bon ! »  Intrigués, ils sont partis à la recherche de cette odeur et se sont arrêtés devant la porte de la classe des Bambins. Les deux institutrices étaient en train de tresser les hallot, et descendaient à tour de rôle dans la cuisine pour les enfourner. « Trop bien ! » se sont écriés les élèves. « Nous aussi, nous voulons préparer des hallot ». Depuis, la fabrication de la hallah est devenue un rituel à l’école Beth Aviv. Chaque classe de primaire vient aider à tour de rôle les enfants des maternelles. On pétrit. On façonne des pâtons et l’on en fait une jolie tresse à trois brins. On cuit, au total 6 à 7 hallot que l’on met au congélateur en réserve.

L’école porte le nom de Beth Aviv, ce qui signifie : la Maison du Printemps. Elle pourrait s’appeler le jour de cuisson la Maison du Pain avec cette odeur unique qui envahit l’école. Un souvenir d’école qui ne s’oublie pas.

La hallah de Beth Aviv

Ingrédients pour 2 pains de Shabbat

La levure 

  • 2 càs de levure sèche
  • 2càs de sucre
  • 1 verre (180 ml) d’eau tiède non chlorée

Les « secs »

  • 1kg de farine
  • 1 verre de sucre (180g)
  • 1 càs de sel

Les liquides :

  • 2 verres (2X 180cl) d’eau tiède
  • 1 verre d’huile
  • 1 œuf
  • Grains de sésame ou de pavot

Préparation

  1. Mélangez dans un bol, la levure sèche avec l’eau tiède et le sucre. Placez-la dans un endroit à température ambiante et attendez l’apparition des premières bulles.
  2. Mélangez la farine avec le sucre et le sel.
  3. Ajoutez la levure
  4. Pétrissez sur le plan de travail fariné jusqu’à l’obtention d’une pâte élastique et homogène. Si la pâte colle aux doigts, ajoutez de la farine.
  5. Formez une boule et déposez-la dans un grand bol.
  6. Couvrez et attendez au moins 1h30 jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume.
  7. Au bout d’1h30, pétrissez la pâte pour la dégazer.
  8. Divisez-la en deux (2 hallot). Chaque morceau de pâte sera divisé en 3 pâtons (les brins pour la tresse).
  9. Collez ensemble l’extrémité des 3 pâtons. Tressez et fermez la tresse en scellant l’extrémité
  10. Recommencez l’opération avec la deuxième partie restante de la pâte
  11. Déposez sur une plaque de four farinée, en la recouvrant et laissez-la monter encore 1h, à température ambiante
  12. Préchauffez le four à 175°
  13. Badigeonnez la hallah avec de l’œuf battu. Ajoutez des grains de pavot ou de sésame
  14. Enfournez les hallot pendant 25 à 40 minutes.
  15. Au bout de 25 minutes, piquez avec un cure-dent ou une allumette pour voir si la hallah est cuite.
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Découvrez des articles similaires

Un Babka spécial Rosh Hashana

Le Babka est un gâteau à pâte levée d’Europe de l’Est dont la texture ressemble au Kougelhopf alsacien. Babka signifie grand-mère, en polonais. Sa pâte ressemblerait à un grand cylindre avec des ondulations comme les plis de la jupe d’une grand-mère. L’imagination culinaire est sans limite !

Lire la suite »